Contrepèterie n.f. (de l'anc. fr. contrepeter,
imiter par dérision). Inversion plaisante de lettres ou de
syllabes dans un groupe de mots, créant une nouvelle expression
généralement grivoise ou obscène. (Ex. : pisser
dans la glycine pour glisser dans la piscine).
Voici ce que nous apprend le Larousse sur la contrepèterie.
Mais plus concrètement, c'est l'art de décaler
les sons !
Quelques règles et un peu de technique avancée :
- Une contrepèterie se doit d'être vulgaire, grivoise,
et à tout le moins inconvenante. Dans le cas contraire,
on parle volontiers de contrepèterie de salon. Ex : le
saint nectaire
- Un sous-cas particulier de la contrepèterie de salon
est la contrepèterie belge. Ici, ni grivoiserie, ni expression
vraiment nouvelle. Ex : il fait chaud et beau
- Quand on est un amateur éclairé doublé
d'une personne bien élevée, on ne donne jamais la
solution d'une contrepèterie. Débrouillez-vous !
- Pour être strictement valable, la contrepèterie
utilise des inversions phonétiques et non visuelles. Ainsi,
Monsieur Antoine Pinet était un fameux faiseur de baisses
est visuellement correcte lorsqu'on inverse les lettres, mais
pas en ce qui concerne la sonorité des syllabes (car faiseur
se prononce feuseur). En résumé, la contrepèterie
est orale
- Ne pas confondre la contrepèterie avec le kakemphaton,
qui est un jeu de mots involontaire résultant de la rencontre
de sons au cours d'une phrase.
Ex. : Je suis romaine hélas, puisque mon époux
l'est (Corneille, Horace).
Ex. : La fermière tricote pendant que son mari laboure
Quelques contrepèteries remarquables :
- Immatriculez cet empoté !
- Le linge sèche en mouillant les cordes
- La philanthropie de l'ouvrier charpentier (inversions
multiples)
- La cuvette est pleine de bouillon
- J'aime vachement votre frangin
- Le sauvage a retrouvé son clan dans la grotte
- L'abeille coule
Quelques liens vers des sites consacrés à l'art du
contrepet :
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